⚠️ Article corrigé le 6 mai 2026.
À la suite d’un audit externe et d’une vérification source primaire (Légifrance, BOFiP, Koinly Help Center), nous avons rectifié plusieurs points : (1) DAC7 → DAC8 sur la transmission des données crypto à la DGFiP (DAC7 concerne les places de marché type Vinted/Airbnb et exclut les crypto-actifs ; DAC8, transposée par décret n° 2025-1276, est la directive crypto). (2) Plan Free Koinly : limite documentée à 10 000 transactions (au-delà calculs stoppés). (3) Atténuation des affirmations marketing non vérifiables (1M+ users, certification ISO 27001). Merci à l’auditeur externe d’avoir signalé ces points.
Une cliente m’a contactée en janvier avec un cas particulier : résidente fiscale française depuis 2023, mais avec un historique crypto démarré à Londres en 2019, des comptes Kraken américains, des wallets Solana et Cosmos actifs, et un passage par l’Allemagne en 2022 (compliqué côté ferraille avec un airdrop SHIB qu’elle avait totalement oublié et qu’on a redécouvert sur un Trezor laissé chez ses parents — ça n’aide pas). Waltio, qui fait très bien le travail sur un historique 100 % français, commençait à coincer sur la gestion des anciennes cessions passées sous juridiction étrangère. J’ai basculé sur Koinly pour ce dossier. Cet article est le retour d’expérience après six mois d’usage en parallèle des deux outils, avec un focus sur ce que Koinly fait bien, ce qu’il fait moins bien, et pour quel profil c’est le bon choix en 2026.
Article publié le 5 mai 2026, mis à jour le 5 mai 2026. Pour rappel, depuis le 1er janvier 2026, le PFU appliqué aux plus-values crypto est passé de 30 % à 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux), suite à la hausse de 1,4 point de la CSG votée dans la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403). Point de vigilance gains 2025 : la LFSS prévoit une articulation spécifique pour certaines plus-values 2025 réalisées avant le 1er janvier 2026, qui restent imposées au taux 30 % de l’ancien PFU. Vérifier impérativement la ventilation 2025/2026 sur le rapport Koinly avant déclaration en mai 2026.
Koinly en trois phrases, pour situer
Koinly est une plateforme internationale de calcul fiscal crypto, fondée en 2018 par Robin Singh et basée à Londres. À la différence de Waltio, qui a construit son produit autour de la fiscalité française, Koinly a d’emblée visé le marché international avec un support pour plus de 20 juridictions principales bénéficiant de rapports fiscaux localisés, et une couverture générique pour 100+ pays via les rapports standardisés. Cette identité multi-pays est à la fois sa force et sa faiblesse quand on regarde le cas français.
Au 5 mai 2026, la plateforme revendique plus d’un million d’utilisateurs dans le monde (chiffre Koinly officiel, non audité indépendamment) et une note autour de 4,5/5 sur Trustpilot sur plus de 2 250 avis (chiffres affichés sur le site officiel et la page Trustpilot, à recontrôler à la consultation). Côté intégrations, Koinly annonce un support pour plus de 800 connecteurs (exchanges, wallets et blockchains confondus) via API ou imports CSV. Ces chiffres en font l’un des deux ou trois acteurs mondiaux majeurs sur la niche, aux côtés de CoinLedger, CoinTracker et TokenTax. Koinly communique sur une certification SOC 2 Type II (vérifiable côté Koinly Trust Center) et sur une conformité RGPD pour ses utilisateurs européens, ce qui est un point à connaître pour les utilisateurs français sensibles à la souveraineté de leurs données.
La partie française du produit est solide sans être parfaite. Koinly supporte le formulaire 2086, applique la méthode du prix moyen pondéré (PMP), conforme à l’article 150 VH bis du CGI et à la doctrine BOFiP sur les actifs numériques, propose le calcul de la flat tax à 31,4 % et la génération d’un rapport fiscal français. Sur le papier, rien à redire.
Le workflow Koinly, et ce qui change par rapport à Waltio
Le parcours est globalement similaire. Vous connectez vos exchanges via API ou CSV, vous ajoutez vos wallets via adresses publiques, l’outil réconcilie et calcule vos plus-values. Trois différences techniques valent d’être notées.
Premièrement, Koinly propose plusieurs méthodes de calcul (FIFO, LIFO, HIFO, ACB, Spec ID) ainsi qu’une méthode dédiée « PFU (France only) ». Pour un résident français, sélectionnez la méthode « PFU (France only) » qui est, selon la documentation officielle de Koinly, une variante d’ACB spécifiquement adaptée à la formule du portefeuille global imposée par l’article 150 VH bis du CGI. La méthode ACB générique (canadienne) donne des résultats proches mais non rigoureusement conformes au calcul français. Si vous laissez le paramétrage par défaut (FIFO sur les comptes US), les calculs seront mathématiquement justes mais fiscalement non conformes pour la France. C’est un piège classique pour les nouveaux utilisateurs.
Sur la DeFi, la détection est meilleure sur Koinly que sur Waltio dans mon expérience, particulièrement sur Ethereum et ses Layer 2. Les interactions avec Aave, Uniswap, Curve, 1inch sont identifiées automatiquement avec un bon taux de réussite. Les NFT sont aussi mieux traités, avec une gestion des airdrops et des transferts inter-wallets plus fine. Koinly annonce officiellement la prise en charge de plus de 1 000 protocoles DeFi.
Sur la gestion multi-juridictions, si vous avez changé de résidence fiscale au cours de votre historique crypto, Koinly vous permet de segmenter votre historique par période et de générer des rapports adaptés à chaque juridiction sur la période concernée. Pour les expatriés, les retours en France ou les cas de double résidence, Koinly prend nettement l’avantage sur Waltio.
Les quatre plans 2026
Koinly structure son offre 2026 sur quatre paliers, avec une tarification en dollars américains (l’équivalent en euros varie selon le taux de change au moment du paiement). Tous les plans payants incluent l’ensemble des fonctionnalités, seules la limite de transactions et le niveau de support changent.
Le plan Free est généreux sur la fonction tracking. Il permet de connecter un nombre illimité de wallets et exchanges, d’importer ses transactions jusqu’à 10 000 mouvements (limite documentée par Koinly support, au-delà les calculs sont stoppés), de prévisualiser le calcul de plus-values et d’accéder au tableau de bord complet. La contrepartie : vous ne pouvez pas télécharger les rapports fiscaux officiels ni exporter le formulaire 2086 prêt à joindre — ces fonctions sont verrouillées tant qu’on ne passe pas sur un plan payant. Le Free est donc un plan d’audit et de découverte, pas un plan de déclaration.
Le plan Newbie est à 49 USD par année fiscale (environ 45 € au taux de change actuel), pour 100 transactions. Il débloque le téléchargement des rapports fiscaux et du 2086 français. À comparer avec le plan Lite de Waltio (39 € pour 50 transactions max, plus restrictif en volume) ou le Starter Waltio (99 € pour 1 000 transactions, plus comparable en prix mais bien plus généreux en volume).
Le plan Hodler est à 99 USD par année fiscale (environ 91 €), pour 1 000 transactions. Il couvre la majorité des investisseurs actifs et propose l’ensemble des rapports avancés. Tarif quasi identique au plan Starter de Waltio (99 €) pour un volume de transactions équivalent.
Le plan Trader est à 199 USD par année fiscale (environ 183 €) pour 3 000 transactions. Au-delà, Koinly propose un pricing personnalisé sur devis pour les portefeuilles allant jusqu’à 100 000 transactions environ. Il inclut un support prioritaire, des rapports supplémentaires (audit trail, documentation pour banque) et la gestion de plusieurs portefeuilles fiscaux indépendants. Par rapport au plan Smart de Waltio (249 €, 10 000 transactions), Koinly Trader couvre moins de transactions à prix égal mais offre plus de souplesse pour aller au-delà.
Point à ne pas oublier : les tarifs sont en dollars, donc soumis au taux de change au moment du paiement. Sur l’année, cela peut représenter un écart de quelques euros à quelques dizaines d’euros selon la volatilité EUR/USD. Waltio, facturé en euros directement, évite cette variation mécanique.
Tableau comparatif Koinly vs Waltio en 2026
Synthèse rapide pour situer les deux outils côte à côte sur les critères qui comptent pour un résident fiscal français.
| Critère | Koinly | Waltio |
|---|---|---|
| Origine | Londres, 2018 | France, 2018 |
| Plan d’entrée payant | 49 USD / 100 tx (Newbie) | 39 € / 50 tx (Lite) |
| Plan intermédiaire | 99 USD / 1 000 tx | 99 € / 1 000 tx |
| Plan haut | 199 USD / 3 000 tx | 249 € / 10 000 tx |
| Méthode FR (PMP) | Oui via « PFU (France only) », à activer | Oui par défaut |
| Formulaire 2086 | Rapport FR utilisable, retouche possible | 2086 prêt à joindre |
| Volet 3916-bis | Données agrégées, saisie manuelle | Récapitulatif pré-rempli |
| Multi-juridictions | Oui (segmentation par période) | Non |
| DeFi multi-chain | 1 000+ protocoles | Couverture plus restreinte |
| Support FR | Anglais + doc traduite | Équipe francophone |
| Conformité | SOC 2 + RGPD (UE) | Hébergement et équipe FR |
Couverture exchanges et wallets
Koinly annonce plus de 800 exchanges et 150 wallets supportés en 2026. Comme chez Waltio, ce chiffre brut ne dit pas tout : toutes les intégrations ne se valent pas, et certaines reposent sur des imports CSV plutôt que des API natives.
Les grandes API (Binance, Coinbase, Kraken, Kucoin, Bybit, Bitfinex, Crypto.com) fonctionnent sans effort. Le support des plateformes américaines (Gemini, Kraken US) est un cran au-dessus de Waltio, ce qui est logique vu l’origine de Koinly. Pour les plateformes européennes spécialisées comme Bitpanda, Bitstamp, CoinTree, le support est stable des deux côtés.
Sur les blockchains, Koinly couvre Ethereum, Bitcoin, Polygon, Arbitrum, Optimism, Base, BSC, Avalanche, Solana, Cosmos, Cardano, Tron, Ronin, et plusieurs Layer 2 récents. C’est une couverture plus large que Waltio, notamment sur Solana (nettement mieux géré) et sur les Layer 2 modernes (Base est supporté depuis son lancement, ce qui est un bon signal).
Les wallets on-chain (Metamask, Phantom, Ledger, Trezor, Keplr, Rabby) sont traités via lecture des adresses publiques. Koinly supporte mieux les portefeuilles multi-adresses type hardware wallets qui génèrent plusieurs adresses dérivées, avec une agrégation automatique plus fiable.
Où Koinly brille vraiment
Trois zones où Koinly est devant Waltio (j’ai testé les deux outils en parallèle sur six mois sur trois dossiers clients en cabinet) :
La gestion multi-juridictions, déjà mentionnée. Pour un expatrié, un double résident, ou un Français revenu de l’étranger avec un historique mélangé, Koinly gère le changement de résidence fiscale en segmentant automatiquement les périodes. Pour ce cas d’usage précis, Waltio n’est pas adapté.
La DeFi avancée. Koinly gère mieux les interactions complexes avec les protocoles DeFi : liquid staking (Lido stETH, Rocket Pool rETH), yield farming multi-étapes, rebase tokens, governance tokens reçus en récompense. Les transactions de rebase sont correctement identifiées et ne génèrent pas de faux positifs, ce qui était un problème récurrent sur Waltio jusqu’aux dernières versions.
La documentation publique. Le blog de Koinly est d’une qualité remarquable sur les sujets fiscaux internationaux. Les guides par pays sont précis, tenus à jour, et couvrent aussi bien la France que l’Allemagne, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada et une dizaine d’autres juridictions. C’est une base de connaissance qui dépasse largement celle de n’importe quel concurrent français.
J’ajouterais un cinquième point un peu plus marginal mais réel : la stabilité de la plateforme sous charge. Pendant le rush déclaratif d’avril/mai 2025, Waltio avait connu des ralentissements significatifs (timeout de génération du 2086 sur les gros portefeuilles, j’ai eu deux dossiers à reprendre le lendemain). Koinly tenait mieux la cadence, probablement parce que sa charge déclarative est plus diluée sur 12 mois grâce à son public international.
Où Koinly est moins bon que Waltio
Quatre points où Koinly reste en retrait pour un usage purement français.
La précision du 2086 généré. Waltio produit un formulaire 2086 parfaitement aligné avec le format officiel de la Direction générale des finances publiques, prêt à joindre sans retouche. Koinly génère un rapport fiscal français utilisable, mais qui demande parfois un léger travail de mise en forme (report manuel de certaines lignes, gestion des arrondis) pour correspondre au 100 % de ce que l’administration attend. Sur un dossier simple, la différence est minime. Sur un dossier chargé, ça peut ajouter une heure de saisie finale.
Le support francophone. Koinly propose un support en anglais, avec une documentation traduite en français de bonne qualité mais parfois en décalage de quelques semaines sur les nouveautés. Waltio, basé en France avec une équipe francophone, a l’avantage structurel de comprendre les subtilités de la langue fiscale française et les demandes précises des utilisateurs francophones.
Les mises à jour fiscales françaises. Quand la flat tax est passée à 31,4 % en janvier 2026, Waltio a mis à jour son moteur de calcul et sa documentation dans les jours qui ont suivi. Koinly a mis quelques semaines de plus à intégrer l’évolution, ce qui se comprend vu qu’une dizaine d’évolutions législatives nationales doivent être gérées simultanément. Pour un résident français qui suit l’actualité de sa fiscalité, ce léger décalage peut être frustrant.
Le volet crypto du formulaire 3916-bis. Waltio génère un récapitulatif pré-rempli prêt à reporter sur impots.gouv.fr pour la déclaration des comptes d’actifs numériques détenus à l’étranger (formulaire 3916-bis, Cerfa n° 11916). Koinly fournit l’information en agrégé mais sans format pré-rempli : il faut saisir à la main chaque compte sur la déclaration. Pour un investisseur avec une dizaine de comptes étrangers, comptez 15 à 30 minutes de saisie supplémentaire chaque année.
Pour qui Koinly est le bon choix en 2026
Ma grille de recommandation est relativement binaire.
Choisissez Koinly si vous avez un historique fiscal international (expatriation, double résidence, retour en France) : Koinly gère ça nativement par segmentation des périodes, Waltio non. C’est aussi le bon choix si vous êtes un investisseur DeFi actif multi-chain avec du staking liquide et des protocoles de niche, parce que la détection Koinly est un cran au-dessus, ou si vous utilisez majoritairement des exchanges non-européens (Kraken US, Gemini, plateformes asiatiques) où le support Koinly est meilleur sur ces sources.
Restez sur Waltio dans les autres cas : un résident fiscal français pur avec un historique 100 % européen, un portefeuille essentiellement sur des exchanges mainstream, et un besoin d’un 2086 plug-and-play. Le travail final est plus rapide et la conformité française est strictement alignée.
Je creuserai le comparatif détaillé dans un article dédié (à venir dans la catégorie outils fiscaux), avec aussi des liens vers nos guides connexes sur la déclaration crypto 2026 et sur le formulaire 3916-bis pour les comptes crypto à l’étranger. La logique tient en une ligne : Waltio pour la simplicité française, Koinly pour la complexité internationale.
Ce que je retiens après six mois d’usage parallèle
Koinly est un outil solide, avec une excellence produit qui se voit dès qu’on sort du cadre franco-français. La qualité technique du moteur de détection DeFi et la richesse de la couverture blockchain sont au-dessus du marché.
Pour le cas d’usage le plus courant (résident français pur avec un historique européen), Waltio reste mon premier réflexe pour la raison simple qu’il fait le dernier kilomètre mieux : le 2086 tombe parfaitement formaté, le volet crypto du formulaire 3916-bis est pré-rempli, le support comprend le contexte français, et les mises à jour suivent l’actualité fiscale française en temps réel.
Pour tout ce qui sort de ce cadre, Koinly prend l’avantage rapidement. Je recommande aux clients concernés de payer les deux la première année si le budget le permet (150 à 200 € cumulés), le temps de comparer les deux rendus et de voir lequel colle mieux à leur situation. L’année suivante, on garde celui qui va.
Questions fréquentes sur Koinly
Koinly est-il gratuit ?
Le plan Free de Koinly permet de connecter un nombre illimité de wallets et exchanges, d’importer ses transactions sans plafond strict côté tracking, et de prévisualiser le calcul de plus-values. Le téléchargement des rapports fiscaux officiels (formulaire 2086 français inclus) reste verrouillé et nécessite un plan payant à partir de 49 USD par année fiscale (Newbie, 100 transactions).
Koinly est-il sécurisé et conforme RGPD ?
Oui. Koinly communique sur une certification SOC 2 Type II (vérifiable côté Koinly Trust Center) et est conforme RGPD pour ses utilisateurs européens. Les connexions aux exchanges utilisent des clés API en lecture seule (pas de droit de trade ni de retrait). À noter : en décembre 2025, Koinly a publié une notification de fuite de données limitée aux adresses email, via un prestataire analytics tiers (Mixpanel), sans impact sur les données fiscales ou les clés API.
Koinly est-il moins cher que Waltio ?
Sur les volumes faibles à moyens (jusqu’à 1 000 transactions), les deux outils sont au même prix : 99 USD vs 99 €, soit environ 91 € pour Koinly contre 99 € pour Waltio au taux de change de mai 2026. Sur les gros volumes (3 000+ transactions), Waltio devient plus avantageux à transactions équivalentes (249 € pour 10 000 tx contre 199 USD pour 3 000 tx chez Koinly).
Quelle méthode de calcul choisir dans Koinly pour la France ?
Sélectionnez la méthode « PFU (France only) » disponible dans les paramètres de Koinly. Selon la documentation officielle, c’est une variante d’ACB spécifiquement adaptée à la formule du portefeuille global imposée par l’article 150 VH bis du CGI et à la doctrine BOFiP. Choisir « ACB » générique (la méthode canadienne) donne des résultats proches mais non rigoureusement conformes au calcul français. Le paramétrage par défaut de Koinly est FIFO sur les comptes US ; en laissant ce paramétrage, vos calculs seront mathématiquement justes mais fiscalement non conformes en France.
Koinly remplace-t-il la déclaration sur impots.gouv.fr ?
Non. Koinly produit le formulaire 2086 et un rapport fiscal récapitulant les plus-values, mais c’est à vous de reporter les montants sur les cases dédiées de votre déclaration en ligne, et de remplir séparément le formulaire 3916-bis pour vos comptes d’actifs numériques détenus à l’étranger.
